
Note d'intention
"Cette fois-ci, je souhaite entrer dans l’univers du maître incontesté de l’élégance et du raffinement chorégraphique : FRED ASTAIRE.
Nous nous sommes entièrement dégagés de la narration des films de l’époque pour proposer un concept différent : il s’agit de s’inspirer de la cérémonie de remise du prix de l’ « American Film institute » décerné à Fred Astaire pour l’ensemble de sa carrière.
Lors de cette cérémonie, de nombreuses personnalités se sont relayées pour partager leur ressenti sur la relation qu’ils ont entretenue avec le chanteur-chorégraphe. Cette soirée fut mémorable tant les commentaires et les réflexions étaient drôles voire décalées.
C’est ce « dérapage » qui nous a servi de trame pour « Eden Club ». Comment chaque danseur va t’il pouvoir développer sa personnalité chorégraphique pour opérer un va et vient entre la danse raffinée de Fred Astaire et les dépressions humoristiques ayant rendu cette cérémonie si particulière. Comment va t’il faire évoluer cette danse vers un modernisme décalé qui donnera ainsi une autre perception des danses de l ‘époque ?
Nous conservons une rythmique très soutenue pendant toute la pièce, tout en proposant une relecture dynamique, amusée et réactualisée des grands thèmes parcourant l’œuvre du maître des claquettes".
Josette Baïz, 2008
Durée Eden Club : 70 minutes
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Presse
La Provence - Novembre 2008
(...) A l'heure où Barack Obama devient le futur président des Etats-Unis, les 14 danseurs réunis sur le plateau rappellent que, chez Josette Baïz, disciple de Jean-Claude Gallotta, le métissage est, depuis longtemps, un art.
Pour certains, enfants des quartiers sensibles de Marseille ou d'Aix, repérés et formés par ses soins depuis le début des années 90, pour d'autres, ralliés au projet global de Grenade au fil du temps, ils sont tous aujourd'hui de jeunes adultes accomplis, généreux et ouverts comme rarement. Grâce à Nordine, David, Kim, Magali, Sandra, Félix, Michaël, Kader, Sinath, Wilfried, Guillaume, Stéphanie, Justine et Julie, il n'est pas excessif de constater que la chorégraphe dispose aujourd'hui d'une des plus belles compagnies de danse existant en France.
Le fruits d'un travail, d'un échange, d'un enrichissement mutuel qui permet à ce joli groupe d'offrir au public une création d'une grande maturité. Bien que s'enlisant, localement, dans la précarité persistante - pour ne pas dire scandaleuse - de son étroit studio de la MJC Bellegarde.
Sur le principe d'une cérémonie de remise de prix, se déroulant justement à l'Eden Club, la joyeuse et tonique équipe revisite la vie et la carrière de Fred Astaire avec respect et malice. Là aussi, la marque de fabrique d'une artiste qui, derrière l'ironie, fait poindre l'humanité. Ayant appris les claquettes avec Babeth Angelvin-pons, les danseurs ne cherchent pas la performance ou l'épate, simplement à coller au mieux au sujet traité avec; comme à chaque fois, une étonnante faculté d'intégration et une épatante énergie.
Des plus belles femmes d'Hollywood tenues dans ses bras à la mièvrerie des bluettes romantiques auxquelles il a participé, le spectateur mêle grâce et virtuosité, souplesse et humour.
Patrick Merle
Midi Libre - Novembre 2008
(...)Dans un décor Hollywoodien pailleté juste ce qu'il faut pour faire rêver, Josette Baïz lance ses danseurs sur les pas de "l'inégalable". Le but n'est donc pas de copier, "impossible", mais d'ouvrir sur d'autres horizons. A la fois pour les danseurs et pour le spectateur. Les premiers ont découvert le jazz et les claquettes, le second découvrira une vision nouvelle de "l'élégance" de Fred Astaire, mêlée aux métissages ethniques et chorégraphiques de la Compagnie Grenade.
Autant le dire, l'apprentissage n'a pas été de tout repos, même si "l'atout de cette compagnie est que depuis tout petits, les danseurs sont formés à beaucoup de techniques, y compris la danse orientale pour les hommes!". En bonne mère, Josette Baïz ne fait pas de différence entre ses danseurs. (...) Je veux que tous soient investis des pieds à la tête, du début à la fin de la pièce." Chacun dans son rôle contribue à faire d'"Eden Club" un moment très drôle, où Josette Baïz est allée jusqu'à mettre en scène les dérapages chorégraphiques, en écho aux dérapages verbaux survenus lors de la remise du prix de l'American film Institute" décerné à Fred Astaire pour l'ensemble de sa carrière.
Le râleur de service côtoie le coeur d'artichaut autant que la fille qui se prend pour la maîtresse de cérémonie. Josette Baïz s'approche de la frontière avec la comédie musicale sans jamais la franchir.
Marie Pintado
La Provence - Août 2009
Josette Baïz crée des ballets qui ont de la force et du sens. Eden Club est un de ceux-là, en rendant un hommage décalé et sincère à Fred Astaire. (...) Ce spectacle au rythme époustouflant, mêle grâce et virtuosité, souplesse et humour, avec, en prime, des apports chorégraphiques propres aux origines multiples des interprètes. Une danse enjouée, toute en relation à l'autre, pleine de retrouvailles visuelles, qui a charmé le public présent jeudi soir au château. Simplement beau!
Alain Carle
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Distribution
- Chorégraphies : Josette Baïz et Compagnie Grenade, avec la complicité de Babeth Angelvin-Pons
- Interprètes (distribution originale 14 danseurs) : Nordine Belmekki, David Carlier, Kim Evin, Magali Fouque, Sandra Français, Félix Héaulme, Michaël Jaume, Kader Mahammed, Sinath Ouk, Wilfried Ohouchou, Guillaume Palmyre, Stéphanie Vial, Justine Vidal, Julie Yousef.
- Enseignante en claquettes : Babeth Angelvin – Pons
- Scénographie et lumière : Dominique Drillot
- Décor : Atelier du petit chantier
- Création costumes : Patrick Murru
- Musique : George et Ira Gershwin, Irving Berlin, Cole Porter & Komio
- Trame musicale : Jean-Jacques Palix
- Habilleuse : Sylvie Le Guyader
- Directeur technique et régie son : André Béja
- Régie Lumières : Erwann Collet
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Co-production et Partenariat
Production Compagnie Grenade avec le soutien technique du Grand Théâtre de Provence (GTP) , du Théâtre des Salins – Scène Nationale de Martigues, du Théâtre Scène Nationale de Narbonne pour leurs accueils en résidence.