
Note d'intention
"Plus que tous les âges de la vie, l’adolescence est une période d’hyper-conscience. Oscillant entre l’idéal poétique de l’enfance et le désenchantement de l’âge adulte, les adolescents prennent de plein corps l’incohérence de notre société. Les nerfs à vif, ils vivent avec une intensité épidermique le malaise, l’injustice et la souffrance inhérente à notre monde.
Ils rêvent d’une société alternative où le rêve rejoint la réalité, où la folie côtoie la grâce, où le quotidien vole en éclats par-delà les images.
Interprétée par les 21 danseurs les plus âgés du Groupe Grenade, «On n’est Plus des Anges» est une pièce profondément contemporaine dans laquelle rage, violence, convulsions sont évoquées par les mouvements désordonnés, l’errance et le désespoir. L’apport musical du groupe « Muse » soutient le traitement de ces phases par son lyrisme émouvant et décadent, avec, toujours et malgré tout, le cheminement vital vers un espoir de construction, de vie et d’amour".
Josette Baïz, 2005
Durée totale On n'est plus des Anges : 60 min
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Presse
Libération - Juillet 2005
(...) Dos tourné. Des costumes au rideau de fond de scène, tout est très noir dans la nouvelle pièce consacrée aux tourments et passions de l'adolescence. Au début, les filles sont assises au loin, dos tourné. Comment trouver le rapport à l'autre? Comment aller jusqu'à lui? Ce sont les questions simples que pose la pièce, pleine de violence, de frustration, d'élan aussi. Ce qui touche ici, c'est que ce sont justement des ados qui parlent d'eux-mêmes. Crises au sol se couées de sanglots, de crispation, de rage, luttes pour exister en des combats cruels, replis solitaires. (...) Autant d'énergie dépensée pour construire épate. (...) Josette Baïz ne fait pas pour autant des adolescents des singes savants, plutôt des singes grammairiens. Voilà qui réconforte. On a envie de les prendre dans les bras, juste pour savoir si leurs corps sont vraiment différents, vieille époque. On n'est plus des Anges raviverait-il en nous cette part si douloureuse, si rebelle et si tendre, de notre adolescence?
Marie-Christine Vernay
Le Figaro - Juillet 2005
La chorégraphe défiant les modes nous offre -oh miracle! - des scènes de tendresse! Voilà une femme qui comprend la nouvelle génération. Rien n'est plus touchant que de voir ces jeunes garçons et filles en quête d'affection jouer les durs et repousser la tendresse manifestée par leur partenaire, avant de s'avouer vaincus. Dans son désir de mettre en oeuvre tous ses artistes en valeur, Josette Baïz traine un peu en longueur sans vraiment se renouveler. Mais que c'est bon une soirée où l'on constate que l'hupour, la tendresse et la pudeur existent encore. chez les jeunes en tous cas!
René Sirvin
Marseille l'Hebdo - Juillet 2005
(...) Il y a dans leur travail toute la violence implosive de leur ressenti. Même les pas de deux sont empreints d'une sourde tension. "Ils n'ont pas eu de mal à se glisser dans le malaise, plaisante Josette. Souvent les pièces sur l'adolescence sont dansées par des adultes. Là ils ont directement dans le corps, dans les yeux, cette violence particulière, pleine de défi, propore à cet âge. Ils expriment ainsi dans leurs corps tous les états dans lequels on peut se mettre quand on n'est pas sûr de ce qu'on est". Cette pièce très physique, presque sauvage dans ces déplacements de groupe, jour ainsi de tout un vocabulaire de corps, à la fois minimal et explosif. Les jeunes danseurs sont tour à tour pris de tremblements spasmodiques, métaphore même d'une identité de miroitement.
B.G.
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Photos
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Distribution
- Chorégraphie : Josette Baïz
- Assistante : Elodie Ducasse
- Interprètes (21 danseurs - distribution originale) : Raphaêlle Abeille, Miriam Bacar, Isabel Boileau, David Carlier, Lucie Coquet, Julien Dabadie, Eva Desigaux, Kim Evin, Sandra Français, Justine Hamy, Félix Héaulme, Lorraine Hervouêt, Mickaël Jaume, Isadora Loreto, Wilfried Ohouchou, Guillaume Palmyre, Maud-Anaïs Poudra, Emmanuelle Simon, Khénory Sok, Justine Vidal, Florie Mazzéo.
- Répétitrice: Elodie Ducasse
- Musiques : Muse
- Lumières : Erwann Collet
- Habilleuse : Sylvie Le Guyader
- Directeur technique et régie son : André Béja
- Régie Lumières : Erwann Collet